Biographie

Après des études de Beaux-Arts à Toulouse et à Marseille où elle obtient son DNSEP (Master) en 2002, la canadienne-suédoise Jennifer Bonn continue sa formation en Suisse et en Espagne. A partir de 2005, elle se dédie à son travail de création sonore dans des domaines plastique, cinématographique, et scénique, ce qui l’amène à collaborer avec, entre autres, la cie 72/73, la cie Belgo-Suisse, la cie theatercombinat, Perrine Valli, Cindy Van Acker, Mathieu Bertholet, et le collectif kom.post. Jennifer Bonn vit et travaille entre plusieurs pays européens.

Note sur le son

Je n'ai jamais voulu faire du son un simple accompagnement, je me suis toujours demandé dans quel mesure le son peut être acteur et interagir avec les interprètes au lieu de les suivre, dans quel mesure il peut devenir un 'personnage'. Je voudrais que le son puisse proposer une contradiction, un conflit, une relation, une réplique, auxquels les interprètes puissent réagir comme ils le feraient au jeu des autres comédiens, danseurs. C'est cette relation qui est à la fois prévue mais élastique, organisée mais organique, avec ou contre, qui est devenue en quelque sorte le but de mon travail. Même quand le son crée une ambiance, appuie et suit les mouvements et les paroles des acteurs, il faut qu'il exprime quelque chose de concret, de multiple, de propre à lui, qu'il rajoute des informations plus qu'il ne renforce les informations déjà existantes. Je crois que c'est en partie pour cela que je travaille principalement avec des sons de la vie réelle, reconnaissables et abstraits à la fois, que je réduis au minimum les effets sonores et que toute utilisation de musique doit être justifiée au-delà de l'émotion qu'elle peut provoquer. Le son est autant sens que sensation.